Partie 01 Acte 01

Jeudi 1er août 2020

Il était aux alentours de neuf heures du matin lorsqu’un convoi constitué d’une dizaine de véhicules pénétra dans Vormer City. À leur tête, une Cadillac Escalade noire dans laquelle se trouvaient deux individus. Celui qui se tenait derrière le volant était un jeune homme d’une vingtaine d’années, portant une casquette gris noir sur la tête, un sweat à capuche gris avec des manches retroussées, un pantalon Jean bleu, et des chaussures noires. Il avait des yeux marron et arborait une barbe et une moustache de quelques jours.

Assise sur le siège passager, se trouvait une jeune femme d’une dizaine d’années étant légèrement plus petite que le conducteur. Celle-ci était vêtue d’un t-shirt jaune sur lequel on pouvait distinguer un Pikachu et d’un pantalon presque identique à celui de la personne assise à côté d’elle, à la différence que le sien était noir. Elle portait une paire de baskets blanches et affichait la même couleur d’yeux que le jeune homme. Concernant ses yeux, celle-ci en avait de la même couleur que ceux du conducteur. Cette dernière manipulait son téléphone et écoutait de la musique à travers ses oreillettes sans fil.

Alors que le convoi venait de dépasser l’un des panneaux indiquant la distance qu’il leur restait à parcourir avant de quitter l’une des artères principales dans laquelle ils évoluaient, le conducteur de la Cadillac jeta un coup d’œil rapide sur l’écran de navigation de leur véhicule.

  • Encore trente kilomètres et nous serons chez nous, déclara-t-il.

La jeune femme ne prononça aucun mot et se contenta de secouer la tête en guise de réponse. Exaspéré, le conducteur lâcha un lourd soupir. Cela faisait déjà près d’une heure que les deux n’avaient échangé aucun mot.

  • Tu pourrais au moins montrer un peu plus de joie, rétorqua-t-il soudainement.
  • Hmm-mm ! murmura-t-elle cette fois-ci.
  • OK ! Tu veux donc la jouer comme ça. Voyons voir comment tu réagis à ça, pensa le conducteur.

Alors qu’il avait sa main gauche sur le volant et la droite posée sur le levier de vitesse, le jeune homme interchangea les deux et, avec la première, sortit discrètement son téléphone portable de son sweat à capuche. Il composa ensuite furtivement le numéro de la demoiselle et lança l’appel.

  • Tu te crois drôle, je suppose ? s’exclama la passagère moins d’une seconde après que sa musique se soit arrêtée.
  • Oh mon Dieu ! Elle parle ! rétorqua le conducteur à son tour en faisant semblant d’être étonné.
  • Oui, elle parle ! Elle parle et elle te demande d’arrêter, dit-elle de nouveau en mettant un terme à l’appel qu’elle recevait.

La jeune femme relança donc le morceau de musique qu’elle écoutait et retourna naviguer sur ses différents réseaux sociaux. Malheureusement pour elle, c’était sans compter l’intervention du jeune homme qui l’appela de nouveau.

  • Pascal, arrête ça ! cria-t-elle cette fois.

Sa réaction était si drôle que cela déclencha un fou rire chez le coupable.

  • Tu devrais voir ta tête. Elle est trop drôle. C’est tellement plaisant d’embêter sa petite sœur. Ça rend ce voyage beaucoup plus plaisant, dit-il avec le sourire aux lèvres.
  • Plaisant pour toi, pas pour moi. Contente-toi de conduire et laisse-moi tranquille, rétorqua la jeune femme.
  • Je vois que madame est encore fâchée pour tout à l’heure, dit-il.
  • Si tu m’avais laissé prendre le volant dès le départ, il y a longtemps qu’on serait arrivé chez nous, déclara Martine avec un soupçon de colère et de frustration dans le timbre de sa voix.

Le jeune homme esquissa un léger sourire avant de lui dire qu’il ne lui avait pas permis de faire cela tout simplement parce qu’il tenait à sa vie.

  • Je te signale que je sais conduire, lui fit remarquer la demoiselle.
  • Je t’ai vue faire et c’est tout sauf de la conduite, rétorqua Prestige sur un ton sarcastique.
  • Tu veux la jouer comme ça, OK ! Dis-moi, hormis ta Cadillac, as-tu déjà piloté une autre voiture, une voiture de course à l’occurrence ? questionna Martine.

La jeune femme mit pause à la musique qu’elle écoutait et se tourna légèrement vers son interlocuteur.

  • Où veux-tu en venir, Martine ? répondit le jeune homme.
  • Que tu ignores complètement la sensation que l’on ressent derrière le volant d’une voiture fonçant à plus de 200 km/h, l’adrénaline qui circule dans tout ton organisme, le monde qui se met à tourner au ralenti. Tous ces trucs que tu rates en roulant dans ta…chose, déclara-t-elle.
  • Je suis désolé que ma chose et ma conduite ne soient pas aussi énergétiques que les tiennes, dit le jeune homme.
  • Et le comble dans toute cette histoire est que tu transportes un bolide de course dans un de ces conteneurs, rétorqua Martine en regardant le convoi qui les suivait.

Le jeune homme jeta également un coup d’œil aux véhicules qui les suivaient à travers son rétroviseur intérieur. Il lui expliqua ensuite que la voiture dont elle venait de faire mention était un bien qui lui avait été confié par une certaine personne et qu’il ne devrait la conduire qu’une fois qu’il se sentirait prêt.

  • Hmm ! Si tu le dis. En tout cas, je maintiens le fait qu’on serait arrivé beaucoup plus vite si tu m’avais laissé le volant, ajouta-t-elle.
  • Peut-être ou peut-être pas ! De toute façon, il est déjà trop tard pour le savoir, dit-il une dernière fois.

La conversation venant de se terminer, chacun se concentra sur ce qu’il faisait avant. Il ne leur restait plus qu’une dizaine de kilomètres à parcourir avant d’arriver dans leur nouvelle demeure.

Au bout de deux minutes, Pascal, trouvant que la voiture était un peu trop silencieuse à son gout, décida de mettre un peu de musique. Il connecta donc son téléphone portable à son véhicule via la connexion Bluetooth, puis parcourut sa bibliothèque musicale pendant quelques secondes avant de trouver le morceau qu’il désirait écouter. La musique retentit assez fortement, ce qui poussa la jeune femme assise à ses côtés à augmenter le volume de la sienne.

—–*—–

Une trentaine de minutes plus tard, le convoi s’arrêta devant le portail d’une immense propriété. Pascal baissa la vitre de son côté, approcha son véhicule du boitier noir se trouvant devant l’entrée, et l’ouvrit. À l’intérieur se trouvait un clavier à code sur lequel il appuya dix fois. Un petit bip se fit ensuite entendre et le portail commença à s’ouvrir.

  • Je me demande toujours où tu as trouvé l’argent pour acheter une maison pareille, dit la jeune femme, étonnée par la grandeur de ce qu’elle voyait.
  • Il y a des choses que ton grand frère préfère garder secrètes, répondit-il en refermant le boitier.

Le jeune homme remonta la vitre de sa voiture et pénétra, ainsi que les camions derrière eux, dans la concession.

La demeure dans laquelle Martine et Pascal allaient désormais habiter était localisée dans un coin un peu reculé au nord-ouest de Vormer City, en pleine zone montagneuse. Elle occupait une superficie de plus de quatre mille mètres carrés et disposait même d’une piscine extérieure. Les camions transportant les conteneurs s’arrêtèrent les uns à la suite des autres près de la barrière tandis que le jeune homme et les autres véhicules se garèrent à côté de la porte d’entrée. Le jeune homme coupa le moteur pendant que la demoiselle, impatiente de visiter les lieux, descendit précipitamment.

  • Comment tu feras pour ouvrir la porte sans la clé ? lui demanda-t-il en la voyant presser le pas vers l’entrée de la maison.

En entendant sa question, Martine s’arrêta sa course. Elle avait oublié ce léger petit détail sous l’effet de son engouement. Ce fut à ce moment que le jeune homme ouvrit la boite à gants, mit sa main à l’intérieur, et sortit un trousseau contenant deux clés identiques. Il le lui lança par la suite. Cette dernière l’attrapa en plein vol, se retourna ensuite, puis se dirigea de nouveau vers la porte d’entrée. Elle introduisit l’une d’entre elles dans la serrure, la tourna lentement, puis abaissa finalement la poignée.

L’intérieur était encore plus beau et spacieux que l’extérieur. L’entrée donnait sur un immense séjour de plusieurs mètres carrés disposant d’une baie vitrée derrière laquelle se trouvait une petite terrasse. En s’approchant un peu de cette dernière, Martine constata qu’ils avaient une magnifique vue de la ville.

Sans perdre la moindre seconde, la jeune femme passa à la pièce la plus proche d’elle. Il s’agissait en outre de la cuisine. Celle-ci possédait un grand plan de travail se situant en son centre. Elle ouvrit le gigantesque frigidaire à côté d’elle, mais se rendit très vite compte que ce dernier était vide. Martine referma la porte du frigidaire, inspecta vite fait le reste de la cuisine, et passa ensuite à une autre salle.

La jeune femme visita tout le rez-de-chaussée en un éclair, mais remarqua cependant quelque chose de très curieux. En effet, lorsqu’elle arriva dans leur buanderie, elle trouva que la pièce avait des dimensions qui n’allaient pas. En effet, Martine avait l’impression que quelqu’un avait fait exprès de la faire beaucoup plus petite qu’elle ne devrait l’être. C’était à peine s’il y avait de la place pour les deux machines qu’elle comportait. La jeune femme ne savait pas vraiment d’où lui venait cette sensation, mais elle ne parvenait pas à s’en débarrasser. La demoiselle décida de ne plus y faire attention et partit voir les dernières pièces de la maison.

Martine arriva finalement à l’étage. Ce dernier n’était constitué que de trois pièces principales. La première était la chambre de son grand frère. Il était très facile pour elle de le savoir, car le prénom de ce dernier avait été gravé sur une des portes, à l’occurrence la première devant laquelle elle passa. La jeune femme essaya de l’ouvrir, mais celle-ci était verrouillée. La demoiselle passa donc à la pièce suivante qui se trouvait être un poste de travail. De nombreuses étagères destinées à accueillir divers ouvrages y étaient présentes.

La troisième et dernière pièce était la chambre de Martine. Cette dernière était assez grande et disposait déjà déjà d’un lit pour se coucher et d’un bureau pour travailler. La jeune femme s’assit quelques instants sur son matelas avant de s’y coucher. Elle le trouva alors très confortable, ni trop dur, ni trop mou. Lorsqu’elle se redressa, son regard fut attiré par une chose très singulière. Il s’agissait d’un portrait accroché à un des murs, celui d’une femme blanche du moyen-âge vêtue d’une robe rouge et tenant dans ses mains un bouquet de fleurs rouges.

  • C’est quoi le délire ? Qu’est-ce qui lui a pris de mettre une chose pareille ici ? se demanda-t-elle.

Martine posa alors ses deux mains sur l’objet et essaya de le décrocher. Malheureusement, ce dernier refusa de bouger d’un pouce.

  • C’est quoi le délire ? Il l’a visé au mur ou quoi ? Ça veut pas bouger, rétorqua la demoiselle alors qu’elle tirait de toutes ses forces.

La jeune femme essaya une nouvelle fois de décrocher ce qu’elle considérait comme le summum du mauvais gout, mais sans succès. Elle finit alors par abandonner. Néanmoins, elle ne comptait pas en rester là pour autant.

Martine décida donc de visiter la pièce d’à côté. Elle ouvrit la porte pour découvrir une salle de bain tout équipée. Elle n’en revenait pas à quel point c’était beau, ce qui lui fit à nouveau se demander où son grand frère avait bien pu se procurer l’argent pour construire une telle demeure.

Quelques minutes plus tard, au moment où la jeune femme s’apprêtait à ressortir de la salle de bain, elle constata un décalage dans le mur cette pièce et celui de sa chambre, ce qui lui donna un sentiment identique à celui qu’elle avait eu dans la buanderie. D’ailleurs, ce fut également à cet instant qu’elle remarqua que sa chambre se trouvait pile-poil au-dessus de la buanderie. À ce niveau, ce n’était plus une coïncidence, mais plutôt quelque chose qui avait réalisé volontairement.

La jeune femme sortit de la chambre et retourna immédiatement au rez-de-chaussée. Elle vit alors des hommes transporter les différents meubles et autres objets dans la maison. Il s’agissait des déménageurs que Pascal avait précédemment engagés. Elle s’excusa du dérangement qu’elle occasionna en se mettant sur leur chemin et partit retrouver le jeune homme qu’elle avait préalablement cherché du regard.

  • Pascal ! Je pense que l’architecte qui a dessiné le plan de ta maison a fait quelques petites erreurs de calcul ! s’exclama-t-elle en se dirigeant vers son grand frère.

Ce dernier supervisait les transports des affaires, indiquant aux hommes dans quelle pièce chaque objet allait. En entendant donc la remarque de sa petite sœur, le jeune homme ne put s’empêcher d’être surpris.

  • Comment ça ? répondit-il par la suite.
  • Le mur de la buanderie et celui de ma chambre sont beaucoup trop volumineux. Aussi, c’est quoi cette mocheté placardée dans ma chambre. Ça occupe beaucoup trop d’espace. En plus, quelle idée d’installer un portrait dans ma chambre. J’ai tout essayé, mais impossible de retirer du mur, déclara la demoiselle.
  • Un portrait ? Mais de quoi parles-tu exactement ? rétorqua Pascal, quelque peu dubitatif.
  • Je parle du putain de tableau dans ma chambre ! T’es sourd ou quoi ? dit-elle en haussant légèrement le ton.

La manière dont elle venait de lui adresser la parole ne plut pas. Cependant, lorsqu’elle se rendit compte qu’elle avait légèrement dépassé les bornes, la jeune femme s’excusa, ce qui calma complètement la tension entre eux.

  • Non, je ne suis pas sourd. J’ai peut-être du cérumen dans les oreilles, mais rien de bien méchant. J’entends parfaitement bien, lui répondit-il tout en vérifiant qu’il n’avait effectivement rien dans l’oreille avec son doigt.
  • Tu te fous de moi, c’est ça ? questionna la demoiselle en essayant de maintenir son calme.
  • Tout à fait, rétorqua Pascal sur un ton sarcastique.
  • Prestige Pascal, je vais t’étrangler, déclara la jeune femme qui commençait vraiment à perdre patience.
  • Non Martine Crystal, tu ne peux pas. Avec tous ces témoins autour de nous, ton crime ne passerait pas inaperçu. Bon, trêve de plaisanterie. Montre-moi ton fameux tableau, déclara-t-il.

Sur le point d’exploser à nouveau, la demoiselle finit par se calmer et conduisit par la suite Pascal dans sa chambre. Là, le jeune homme put constater de ses propres yeux qu’il y avait effectivement un tableau accroché au mur de la pièce. Il plaça ses mains dessus et tira lui aussi de toutes ses forces. Le résultat fut encore le même. L’œuvre refusait de bouger.

  • Eh bien ! On dirait que tu vas devoir te coltiner cette chose pendant un bon bout de temps, dit Pascal.
  • Merde ! s’exclama la jeune femme, frustrée.
  • En tout cas, on peut dire qu’un grand secret se cache dans ses yeux, ajouta-t-il en fixant de près l’œuvre artistique.
  • Mais de quoi tu parles ? questionna-t-elle, déconcertée.
  • Je ne sais pas. Bref, allons aider les autres. Les affaires ne vont pas se déballer toutes seules, répliqua une dernière fois le jeune homme avant de sortir de la pièce.

Martine resta seule quelques dizaines de secondes. Elle lança un dernier regard au portrait de la femme, lâcha un profond soupir, puis quitta elle aussi sa chambre.

—–*—–

Il fallut près de deux heures à tout le monde pour pouvoir ranger toutes les affaires à l’intérieur de la maison. Il ne restait plus qu’à s’occuper des cinq conteneurs se trouvant sur les camions.

  • Comment on va les faire descendre ? demanda Martine.
  • Ne t’en fais pas pour ça. Je m’en suis déjà occupé. Ils ne devraient plus tarder, répondit Pascal après avoir vérifié l’heure sur ton téléphone portable.
  • De qui tu…, essaya-t-elle de dire.

Avant que Crystal n’ait le temps de finir sa phrase, des bruits de klaxon se firent entendre au niveau du portail.

  • Pile à l’heure ! s’exclama le jeune homme.

Pascal se dirigea à l’intérieur de la maison et s’arrêta au niveau de la porte d’entrée. Un second boitier beaucoup plus grand que le précédent se trouvait derrière celle-ci, incrusté dans le mur. Il avait la même couleur que ce dernier, ce qui expliqua en partie pourquoi Martine ne l’avait pas remarqué alors qu’elle avait fait de nombreux aller-retour entre l’intérieur et l’extérieur du domicile.

Le jeune homme ouvrit le boitier pour dévoiler une sorte de panneau de contrôle muni d’un petit écran. À travers celui-ci, on pouvait clairement distinguer les individus se trouvant devant le portail de la concession. Après avoir confirmé visuellement qu’il s’agissait des personnes qu’il attendait, Pascal tapa de nouveau le code à 10 chiffres sur le pavé tactile, ce qui provoqua l’ouverture de la devanture.

Les nouveaux arrivants étaient au nombre de dix. Ceux-ci vinrent avec trois véhicules dont un servait à transporter une grue mobile. Ils garèrent leurs voitures à proximité de celle de Pascal, puis descendirent. L’un d’entre eux vint alors à la rencontre de la jeune femme qui se tenait en face du groupe. L’homme était vêtu d’un pantalon Jean bleu clair, d’un gilet jaune orangé par-dessus sa chemise à carreaux, et de très grosses chaussures de chantier marron.

  • Je suppose que vous devez être Prestige Pascal ? demanda-t-il en lui tendant la main pour la saluer.
  • Hmm-mm ! Mauvaise pioche. Je suis sa petite sœur, Martine Crystal. Prestige, c’est le bougre là-bas, répondit-elle en pointant son grand frère du doigt.
  • Oh ! Toutes mes excuses, dit-il par la suite.
  • Ne vous en faites pas pour ça. Vous ne pouviez pas savoir, rétorqua-t-elle.

L’homme s’excusa de nouveau pour son erreur et partit cette fois-ci à la rencontre de son client.

  • Monsieur Berwick, ravi de vous voir, déclara le jeune homme en lui serrant la main.
  • Non, tout le plaisir est pour moi. Vous êtes celui qui a fait appel à ma société pour le transport de vos biens. Et pour cela, je vous suis très reconnaissant. Je vois que mes hommes ont déjà fini de ranger une partie de vos affaires dans votre demeure, rétorqua l’homme.
  • Oui, ils nous ont été très utiles à ma sœur et à moi. Grâce à eux, nous avons pu finir beaucoup plus vite que prévu, déclara Prestige.
  • Vous m’envoyez ravi. Il ne nous reste plus qu’à nous occuper de vos conteneurs, dit-il.
  • En effet ! C’est bien cela, rajouta le grand frère de Martine.
  • Laissez-nous faire. Nous avons amené l’outil indispensable pour ce genre de taches.

Les deux hommes finirent de s’échanger des courtoisies, puis allèrent observer les employés de monsieur Berwick décharger la grue et insérer des chaines dans les interstices des conteneurs. Moins de vingt minutes plus tard, l’opération pouvait débuter. L’homme d’affaires en profita de l’occasion pour donner un casque de protection à Prestige dans le but de prévenir tout incident. Le grand frère de Martine le regarda par la suite avec un air amusé. Il se disait que si un conteneur tombait sur eux, il n’aurait aucun moyen pour qu’un simple casque de chantier les protège de ça. Il plaça néanmoins l’objet sur sa tête.

L’engin se mit à soulever lentement la première boite d’acier et la posa délicatement à même le sol. Après trois minutes, il passa à un second conteneur, puis à un troisième. Il fallut moins de quarante minutes pour que tous les conteneurs soient tous déchargés des camions. Pascal remercia tout le monde pour leur travail ardu et leur offrit des pourboires qu’ils acceptèrent tous volontiers.

Il était désormais temps de se dire au revoir. Les ouvriers, ainsi que leur patron, souhaitèrent une excellente journée au duo, remontèrent ensuite dans leurs véhicules, et s’en allèrent. Martine, qui les avait observés en étant assise sur les marches d’escalier devant la porte d’entrée, se leva finalement et vint retrouver son frère.

  • C’est la première fois que je te vois parler de la sorte. Ça ne te ressemble tellement pas, lui dit-elle.
  • Il y a tellement de choses que tu ignores à mon sujet, lui répondit-il.
  • Ça, c’est certain, rétorqua-t-elle par la suite.
  • Tu finiras par les découvrir avec le temps, déclara le jeune homme en prenant la direction de la maison.
  • Tu peux déjà commencer par me dire où tu as trouvé autant d’argent pour te payer tout cas, questionna la demoiselle.
  • Chaque chose en son temps. Pour l’instant, nous avons encore du travail à faire, dit-il en guise de réponse.
  • Du travail ? Tu parles des bagages qui sont dans le coffre de la voiture ? demanda la jeune femme.
  • Non, les bagages peuvent attendre. J’ai la dalle. Il est temps de remplir le frigo ainsi que nos estomacs, déclara le jeune homme.
  • Là, tu parles un langage que je comprends. Je suis partante, rétorqua une Martine excitée.

Après avoir verrouillé la porte d’entrée de leur demeure, le grand frère et la petite sœur remontèrent dans leur voiture. Ils mirent ensuite le cap vers le centre-ville de Vormer City.

A suivre !!!

Catégories : Étiquettes : , , ,

Laisser un commentaire